La bataille d'Aix (ou bataille d'Aquae Sextiae) a lieu en 102 av. J.-C..

La bataille d'Aix (ou bataille d'Aquae Sextiae) a lieu en 102 av. J.-C.. Marius écrase les Teutons et les Ambrons près d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) sur la commune de Pourrières (Var). Selon Plutarque (Vie de Marius), plus de 100 000 Teutons furent massacrés durant la bataille.
Après une série de défaites romaines, comme à Orange (Arausio), les Romains, commandés par Marius finissent par défaire les Teutons et les Ambrons.
Alors que les Teutons cherchent à pénétrer en Italie par les Alpes occidentales, Marius, sentant la menace pour la péninsule romaine, décide de les affronter au plus tôt.

Il choisit avec précaution une position forte, une colline, pour y attirer les Teutons avec l'aide de sa cavalerie et de son infanterie légère de tirailleurs (composée pour l'essentiel de Ligures alliés).
Les éléments de l'avant-garde teutonne, les Ambrons, mordent au piège et attaquent. Ils sont bientôt suivis par le reste de leur troupe. Or Marius a caché une petite force romaine de 4 000 hommes à proximité. Au moment de la bataille, cette force sort de sa cachette, attaquant les Teutons par derrière et provoque chez eux confusion et déroute. Les décomptes romains prétendent que, dans le massacre qui suit, 90 000 Teutons sont tués et 20 000, parmi lesquels leur roi Teutobod, sont capturés. Les seuls rapports qui ont survécu sont romains et ils exagèrent l'unilatéralité de la bataille mais l'anéantissement complet des Teutons et des Ambrons est bien en faveur de la sévérité de leur défaite.
Plutarque écrit (Marius 10, 5-6) que durant la bataille, les Ambrons ont commencé à lancer leur cri de guerre « Ambrons ! » ; les troupes ligures qui se battaient avec les Romains, en entendant ce cri et constatant qu'il était identique à un ancien nom que les Ligures utilisaient souvent dans leur pays quand on parlait de leur origine , reprirent le cri d'« Ambrons ! ».
Les femmes capturées se suicident collectivement, ce qui est passé dans les légendes romaines comme un modèle de l'héroïsme germanique