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Moyen age

  • toulon

    7 toulon
    La plus ancienne représentation de Toulon... dans un manuscrit ottoman   Sur une double page du Süleymanname du musée de Topkapı se développe une scène montrant la flotte ottomane hivernant dans le port de Toulon en 1543. La plus ancienne représentation actuellement connue de la ville et du port de Toulon est une miniature ottomane conservée au musée du palais de Topkapı, à Istanbul. Il s'agit de l'une des illustrations du Süleymanname de ‘Ali Amir Beg Shirwani (vers 1558), qui retrace les événements du règne de Soliman le Magnifique1. Dans cet ouvrage sont représentés de nombreux ports, dont celui de Toulon. Ce n'est pas un hasard si Toulon, dont le port est encore à l'époque d'importance tout à fait secondaire, se trouve ainsi dans un manuscrit ottoman : retour donc au préalable sur un épisode historique dont la miniature témoigne.   En mars 1543, la flotte ottomane tente d'abord avec l'aide des Français une attaque contre la forteresse de Nice ( miniature du Süleymanname, musée de Topkapı , Istanbul ). En 1542, le roi de France François Ier s'est allié avec le sultan ottoman dans le conflit qui l'oppose à l'empereur Charles Quint2 ; cela provoque bien entendu l'indignation dans l'Occident chrétien. L'année suivante, en mars 1543, la flotte turque, composée de 174 galères et de 4 navires de transport, quitte Istanbul pour aller attaquer Nice3 avec l'aide des Français. François Ier autorise l'amiral Khayr ed-Dîn4, le fameux Barberousse, à hiverner dans le port de Toulon. Tandis que les navires ottomans entrent dans la rade le 29 septembre 1543, les femmes et les enfants, ainsi que les Toulonnais qui le souhaitèrent, sont évacués vers les villes et villages alentour afin de loger les équipages turcs en évitant les problèmes de voisinage. A vrai dire, les Toulonnais ne sont guère enthousiastes et plutôt effrayés : ceux qu'on appelle alors indifféremment les « Barbaresques » sont la terreur des marins et des pêcheurs ; et quelques années plus tôt, en 1531, des navires de Barberousse avaient même mis à sac La Garde et La Valette5 en débarquant dans le golfe de Carqueiranne... La cathédrale est mise à disposition pour servir de lieu de culte : Ste-Marie de la Seds a ainsi été aussi une mosquée le temps d'un hiver ! Khayr ed-Dîn est logé dans la partie d'habitation de la savonnerie de Melle de Mottet. Les 30 000 Turcs furent hébergés principalement dans le faubourg du Portalet, soit en dehors de l'enceinte. La flotte ottomane repart de Toulon au mois de mars 1544, après un séjour d'environ 6 mois. La cohabitation semble s'être plutôt bien passée, mais ce fut cependant un coût énorme pour la ville, que le roi remercia en lui accordant 10 ans d'exemption de taille et de logement des troupes. Les auteurs du XIXe s. racontent que lors des travaux dans le quartier de l'actuel Opéra, on aurait retrouvé des sépultures ottomanes... impossible bien entendu à vérifier.   Sur la miniature du Süleymanname représentant Toulon, on peut tout à fait identifier des éléments du paysage :  la Grosse Tour à l'extrémité de la pointe de la Mitre (1) ; le port de Toulon avec son môle et la plage bordant les remparts du XIVe s. (2) ;  le mont Faron (3) ; le Coudon (4) ; la rivière de l'Eygoutier (5) ; le mont Caumes (6) ; le Baou et le massif du Croupatier (7) ; la rivière du Las (8) ; la Reppe et les gorges d'Ollioules (9). Toulon vu de la mer aujourd'hui : le port de Toulon (1) ; le mont Faron (2) ; le Coudon (3) ; le Baou à l'extrémité du Croupatier (4). Cette miniature est particulièrement intéressante à plusieurs titres, par les détails qu'elle fournit sur l'aspect de la ville à cette époque. Malgré le style propre aux miniatures ottomanes, avec l'absence de perspective et la schématisation, on identifie parfaitement des éléments du paysage : la petite rade, le mont Faron dominant la ville au nord, le Coudon à l'est, le massif du Croupatier à l'ouest. Les deux rivières également, qui n'ont à cette époque pas encore été détournées : le Las, côté ouest, franchissable par un pont qui a donné son nom à l'un des faubourgs ; l'Eygoutier, côté est. Détail de la miniature sur la ville de Toulon : on peut identifier le môle sur lequel ouvre le Portal de la Mar ( Porte de la Mer ) (1) ; la Porte et la Tour du Portalet, au sud-ouest de l'enceinte (2) ; la Tour de Fos, servant de clocher à la cathédrale (3) ; le faubourg du Portalet, où furent logés la plupart des Turcs en 1543 (4) ; le Pesquier, au sud-est de l'enceinte (5). Plan de Toulon à la fin du Moyen Age et au début du XVIe s. reconstitué en 1869 par l'historien toulonnais Octave Teissier d'après les cadastres et la miniature de Topkapı. La ville est encore entourée de ses vieux remparts médiévaux remaniés au XIVe s. et ne dispose que d'un môle auquel donne accès une porte fortifiée. Informations d'autant plus précieuses qu'il ne reste rien, aujourd'hui, de ces anciennes fortifications médiévales, sinon dans le plan de la vieille ville ; elles ont en effet été rasés lors de l'agrandissement d'Henri IV, en 1595.  Détail sur la Grosse Tour, ou Tour Royale, dans la miniature du Süleymanname...  ... et vue actuelle de celle qui fut la première fortification de la rade de Toulon. Créée à l'initiative du roi  Louis XII, elle fut édifiée de 1514 à 1524 sous la direction de l'ingénieur italien Jean Antoine de la Porta. A peine achevée, elle sera prise et occupée par les impériaux du chevalier de Croÿ.
  • vieux evenos

    13 vieux evenos
    Evenos et son volcan Evenos se situe sur un vieux nid d'aigles fait de roches basaltiques. Les maisons de ses ruelles sont construites avec des roches volcaniques, les siècles et l'oxydation du fer ont parés les moellons* de couleurs variées allant du gris au marron. La rue principale du village monte jusqu'au pied du donjon assis sur d'énormes prismes basaltiques. Quant au chemin de ronde, il offre un panorama représentant le volcanisme de la Provence. Une coulée peut être particulièrement bien observée le long du chemin longeant le château d'Evenos. Cette coulée de basalte aurait pour origine une cheminée du rocher de l'Aigue, 6 km au nord d'Evenos et à 602 m d'altitude. Des lambeaux de coulées volcaniques peuvent être observées entre le rocher de l'Aigue et le fort de Pipaudun en face d'Evenos. Le volcanisme de la région d'Evenos est très ancien, il remonte à la fin du tertiaire il y a 10 millions d'années. Et les dernières coulées de lave datent de 6 millions d'années. Les laves ont été émises soit par des fissures soit par des cratères. Ces coulées auraient parcouru une quinzaine de kilomètres pour arriver, épaisse de 15 mètres, au cap nègre. La batterie Napoléonienne du cap Nègre a été construite avec les roches volcaniques. Cette région volcanique possède une grande diversité d'exploitation : - Les sables du Val d'Aren et du Cimay donnaient un sable blanc très fin fort apprécié en maçonnerie. Aujourd'hui seules les carrières du val d'Aren sont encore exploitées. - La roche basaltique a servi à la construction du village d'Evenos mais a aussi été exploitée pour la construction des routes. - Les grès de Saint Anne fournissent des marbres très connus dans le monde entier, uniques en Europe. Seuls les marbres de Carrare en Toscane et en Italie seraient plus beaux. Voici quelques couleurs du marbre blanc d'Evenos, Faron veiné, Orange varois, rosé phocéen, jaune provençal, ...
  • La Cadière

    22 La Cadière
    http://www.ot-lacadieredazur.fr/historique_lacadiere.php?lang=fr Une petite agglomération est née. Elle se nomme Cathedra (mot qui signifie siège ou lieu de repos, ou de refuge). On trouve cette dénomination dans les anciennes chartes jusqu’au XII° siècle. On écrira plus tard Cadiera en provençal ancien Cadeira qui est synonyme de chaise, et enfin Cadière. Une autre hypothèse quelques fois avancée donne pour origine du nom la proximité des champs de genévriers oxycèdre ou Cade en provençal. Par acte du 31 Octobre 977 ainsi que le précisent les récents travaux historiques du père Amargier, l’évêque de Marseille investit les moines de Saint.Victor de ses droits sur la chapelle de Saint.Côme et Saint.Damien et ses dépendances, c’est.à.dire d’une grande partie du territoire que ces moines défrichent et cultivent. Des démêlés s’ensuivent avec la Maison des Baux, possesseur en premier lieu du terroir. Peu à peu cependant la Bourgade s’accroît et se développe sous la domination pacifique des moines de Saint.Damien. Dès la fin du XI° siècle, c’est une paroisse dont les chapelles rurales de Saint.Cyr et de Saint.Jean deviennent des dépendances. En 1015, le Comte de Provence abandonne au monastère de Saint.Victor, ses droits sur une partie du terroir de La Cadière. Le monastère reçoit d’autres donations provenant de riches particuliers ou des Seigneurs des Baux qui, toujours à court d’argent, payent leurs dettes à l’Abbaye de Saint.Victor, en aliénant leurs terres de La Cadière et d’autres lieux comme Ceyreste et La Ciotat. Au XIII° siècle, La Cadière a sa Maison du “Saint.Esprit” , confrérie qui dirige le premier établissement charitable. L’oeuvre devient plus tard une institution municipale et une des branches les plus importantes du corps municipal. En 1365 et en 1390, Hugues, Comte des Baux, cède tous les droits qui lui restent sur La Cadière. Ainsi finit, après une durée de plusieurs siècles, la co.seigneurie de la Maison des Baux. La Cadière devient la possession exclusive de l’Abbaye de Saint.Victor, sa première et plus forte place. C’est en 1508 que l’on reconstruit l’église paroissiale de la Cadière dédiée à Saint André Apôtre (la croix de Saint André figure sur les armoiries de la ville). Vers 1554 .1555, conformément à un bref apostolique, la communauté et les consuls partagent et vendent à divers habitants les terres de Saint.Côme et Saint.Damien, de Saint.Cyr, et du Plan de la Mer, dont la mise en culture est commencée. Près de la porte Mazarine était bâtie la maison où logea le Roi Charles IX accompagné de plusieurs personnages de la Cour, de la Reine.Mère et du jeune Henri (futur Henri IV) lors de leur passage à la Cadière en 1564. En 1566 s’établissent les Pénitents Blancs (chapelle de Ste Magdeleine). Nous savons qu’en 1615, le Capitaine Boyer est possesseur d’une grande étendue de terre ainsi que des îles dans le territoire de Bandol. Ces terres sont érigées en arrière.fief. En 1633, les Pénitents Noirs s’installent (chapelle de la Miséricorde). Diverses chapellenies sont aussi fondées dont celle de Sainte.Catherine, etc.. (d’où l’origine du quartier de la Capelanié). 1649 .1650, alors que la peste fait des ravages dans les villes voisines, plusieurs familles de ces centres viennent chercher asile dans le terroir de La Cadière que le fléau n’atteint pas, grâce aux précautions sanitaires et à la vigilance des magistrats qui assignent à ces émigrants les huttes de la Madrague pour y purger la quarantaine. Vers le XIV° siècle, les remparts de La Cadière ne sont percés que d’une porte appelée “Porte de Saint.Jean”, celle qui conduit à l’Eglise par l’actuelle rue Auguste Charlois. Après les anciennes portes de Cavaillon et de la Colle, en 1657, l’Abbaye de Saint Victor permet d’ouvrir dans les remparts une quatrième porte appelée “Porte Mazarine” (face à la Poste). En 1666, Pierre de Puget, évêque de Marseille, limite les prérogatives de la Maison du Saint Esprit. Une délibération des Consuls, en 1680, règle l’organisation des processions aux chapelles rurales. A cette époque grâce aux nombreux ecclésiastiques prédicateurs éminents et moines, le village devient un centre intellectuel pour la région. C’est en 1686 qu’une transaction entre la famille de Boyer de Bandol et l’Abbé de Saint Victor pour la création d’un bourg et son érection en paroisse. C’est le prélude à la naissance de Bandol. L’acte de fondation de Bandol date de 1715. (Il est question pour la première fois des vins de Bandol). Ce quartier rural, dans tous les textes anciens, porte successivement différentes dénominations dont: Bendorinum 1343 .Bendorin 1414 .Bendor 1613 .Bandol 1715. En 1749, Bandol est séparé définitivement de la commune de La Cadière et acquiert son indépendance. 1720 .1721, la peste qui ravage la Provence atteint Bandol, mais une nouvelle fois épargne l’agglomération de La Cadière. Jusqu’à la révolution La Cadière est gérée par un “Conseil de Ville” composé de 2 Consuls et de 6 Conseillers pour les assister, et par un bailli et plus tard un viguier représentant l’Abbé de Saint Victor; il est préposé à la police et au recouvrement des revenus. Les habitants de La Cadière jouissent de privilèges dont celui de s’assembler en parlement et de faire des statuts municipaux appelés “Capitouls”. En 1742, l’autorisation est donnée par le Seigneur Abbé de Saint Victor de construire un cimetière au quartier rural de Saint.Cyr.
  • Tour romane, sanary

    7 Tour romane, sanary
    La Tour Romane (représentée sur le blason de Sanary) La devise latine de Sanary : Turris civitatis custodia (la tour protège la cité) La Tour romane a été construite à la fin du XIIIème dans un but militaire afin de contenir les attaques maritimes. Ce rôle fut tenu jusqu'en 1536. En 1436, le risque d’une incursion de barbaresques incita le roi René à ordonner à Oliolis, contre certains privilèges, de renforcer les défenses de Saint-Nazaire en ces termes : « Etant donné que le bourg de Saint-Nazaire est de la dépendance d’Oliolis, le roi René porte à Oliolis de faire le boulevard et fossé à la tour Saint-Nazaire... ». Cet acte est daté du 1er juillet 1436. La tour avait déjà été réarmée en 1323, après la visite de Robert de Millet, sénéchal de Provence. L’on voit -par le changement qui intervient dans la désignation de l’agglomération que l’on appelle successivement habitations, hameau, puis bourg - une évolution dans le nombre des maisons, donc de la population. Plus tard, nous verrons cette évolution s’amplifier, notamment en 1507. Cette année-là, le seigneur Bertrand de Ventimille et son cousin germain, Guiran de Simiane, tous deux co-seigneurs, accordent des terres à seize nouvelles familles venant accroître le nombre d’habitants. Certains de ces nouveaux arrivants seront autorisés à bâtir sur le boulevard de la tour, à l’intérieur des fossés. Un an auparavant, ils ont aussi concédé à Chautard d’Ollioules des terres situées à Mortier et en-dessous du chemin qui conduit à la Gorguette. A partir du 16ème siècle, la tour devient une prison mais elle reste armée de plusieurs canons. Aujourd'hui, la Tour romane abrite le musée Frédéric Dumas (Frédéric Dumas, sanaryen fut un des premiers plongeurs autonomes à partir de 1943). Ce musée présente au sein de la tour sur ses trois niveaux l'histoire de la plongée sous-marine et quelques objets archéologiques.   Caractéristiques :   La Tour mesure 21 m 50 de hauteur, 8 m de large. Ses murs sont épais d'1 m 80. La tour est divisée en trois niveaux. Le rez-de-chaussée sert de magasin. Au premier étage, étaient le poste de garde et les couchettes des officiers. Le colombier se trouvait au deuxième étage. Il abritait aussi l'armurie. Le colombier Sanary est la cité historique de la plongée. La tour est un musée dédié à la plongée sous-marine, autour des travaux de : Frédéric Dumas (1913-1991), Philippe Tailliez (1905-2002), Jacques Yves Cousteau (1910-1997). Il se visite tous les jours de 14h à 19 h gratuitement et Virginie pourra vous commenter votre visite. La montée des marches vous amènera à la terrasse, vers une superbe vue panoramique sur le port et la ville de Sanary. Le "Musée Frédéric Dumas" est une association loi 1901 : Musée Frédéric DUMAS AGORA Ave Robert Schumann 83110 Sanary sur mer
  • La Garde

    19 La Garde
    Cité en 1056 sous le nom de Guarda, le château fut fief des évêques de Toulon au XIIIe siècle, des Castellanes au XVe, puis seigneurie des Glandevès puis des Thomas. Aujourd'hui, il n'en reste que la chapelle et une tour d'angle. Vigie de Toulon au Moyen Âge, La Garde a subi de nombreuses invasions mais aussi les guerres de religion. Elle fut saccagée en 1707 par les troupes de Savoie alors qu'elle était connue sous le nom de La Garde lès Toulon. Saint Maur, patron de la commune, est en fait un dénommé Maur qui passa par là en 542. Affamé lorsqu'il entra dans le village, une vieille femme lui donna pour du pain et des oignons. Maur les bénit et décida qu'à partir de ce jour, les oignons de La Garde auraient la douceur de la pomme. Ancien centre agricole prospère, la Garde est devenue banlieue urbaine de Toulon. Du rocher d'andésite on a extrait les pavés de Toulon. Plus récemment, pour « punir » la ville de Toulon de s'être livrée aux Anglais, Napoléon Bonaparte transféra le quartier de Ste Marguerite au village de La Garde. C'est pourquoi il y a une mairie annexe dans ce quartier, un peu éloigné du centre-ville administratif de la commune.